Partie de surfcasting à l'ayguade

Samedi matin, le vent est légèrement ouest voir nord ouest. Je me dirige vers la plage de l'Ayguade pour une petite partie de pêche en surfcasting. Arrivé sur les lieux, je vois trois pêcheurs installés avec leur batterie de cannes déjà à l'eau. Je m'installe donc un peu plus loin pour ne pas les déranger et monte moi aussi mon matos.

 

 

Il fait froid, le soleil n'est toujours pas là mais le ciel est dégagé. Il va faire un temps magnifique. Tout en observant d'un regard émerveillé ce levé de soleil que je connaît si bien, je garde un oeil sur les trois compères à ma droite. Ils envoient des petits bateaux au large, ils pêchent apparemment au delà des trois cent mètres.

 

 

 

 

L'air se réchauffe toujours pas une touche, je décide de m'approcher des pêcheurs pour faire connaissance. Nous commençons à discuter de pêche, de tout, de rien, et je m'apperçois vite que ceux sont des personnes très sympathiques. Nous passons en revue les coins de pêche nos expériences des poissons remontés, bref, tout ce dont un pêcheur parle avec un autre pêcheur.

Soudain mes oreilles se dressent. J'entends le son que n'importe qu'elle pêcheur reconnaît, celui qui vous fait battre le coeur lorsque nous l' entendons: le frein du moulinet se met à chanter! Je me retourne, c'est bien une de mes cannes qui s'agite, l'écureuil par terre, expulsé du fil par violence de la touche. Je m'empare de la canne et débute le duel. Ma canne est très sensible elle se courbe donc et me régal à combattre ce poisson qui me donne du fil à retrodre dans les derniers mètres. Je le met à sec, c'est un sar de taille moyenne. Je suis un peu déçu de sa taille je pensais présenter aux trois pécheurs une belle pièce et prouver que je suis capable de pêcher. Tant pis, le combat m'a laissé un beau souvenir, c'est le principal. Un des pêcheurs me propose de le peser, il accusera 540 grammes au peson.

   

  Je remet ma canne à l'eau et m'assoit près des pêcheurs pour continuer la discution. Quelques minutes plus tard, le détecteur d'une canne monte à trois reprises et énergiquement. Le propriétaire de la canne se lève, et la prend  en main.

Au départ le poisson semble se défendre nous pensons tous à une belle daurade. Puis arrivé plus près du bord le pêcheur nous dit, c'est un petit, put...! En effet, nous le voyons arriver' c'est une petite Vérade. Nous essayons de le remettre à l'eau mais l'hamçon dans l'estomac plus les trois cent mètre ramené à vive allure ont fait des dégats, elle finira donc sur le grill. Elle est quand même maillée.Mais la déception du pêcheur se voit sur son visage. Et je le comprend.

 

La déception sera de courte durée puisque son collègue prend à son tour une canne en main, et commence à ramener la ligne. Ce coup ci c'est plus gros, la ligne est à quatre cent mètres et le poisson se bat. La sueur commence à apparaître sur le front du pêcheur, le poisson ne se laisse pas faire, c'est un beau moment à regarder.

Guy assiste son collègue dans le combat.

Le poisson se rapproche et multiplie les rushs,coup de tête après coup de tête. Nous retenons tous notre souffle, un décrochage n'est pas envisageable, car cet effort mérite une récompense.Et celle ci ne se fait pas attendre, c'est une jolie daurade de taille modeste, 960 grammes au peson, mais qui ravira tout le monde.

A peine le temps de prendre une photo qu'une de ces autres cannes s'anime! Encore un beau départ! Il pose sa daurade et se jette sur l'autre canne. Il se précipite trop et, dans le feu de l'action, rate le poisson qui ne se pique pas à l'hameçon. Quel dommage! Il est dépité, mais quel pêcheur n'a jamais fait une erreur pareil dans de telles circonstances? Ses amis,eux, ne se gènent pas pour lui faire remarquer son erreur à laquelle nous rions tous amèrement.  Pour se consoler il me montre la tête d'une daurade qu'il a pêchée récement et qu'il a dans la glacière de la voiture pour en faire un trophée. Il me dit: "celle là elle faisait cinq kilos, c'est un beau souvenir..;" En voyant la tête encore congelée de l'animal, je me rend compte qu'il n'exagère pas.

C'est l'heure pour moi de rentrer, je range mes cannes et échange une adresse email avec l'un d'entre eux. J'espère pouvoir pêcher à nouveau avec eux car cette matinée a été magnifique pour moi...

Dernière mise à jour de cette rubrique le 20/01/2008